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[ Dans ce numéro ]
Actualités
Rentrée parlementaire
Élections partielles dans Sherbrooke

Éditorial
Du bon usage des épices

Sur la Colline
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[ Éditorial ]

Du bon usage des épices!

Le Premier ministre n'a pas fini de se justifier dans l'histoire de l'attaque au poivre de Cayenne contre un groupe d'étudiants de l'Université de la Colombie-Britannique par des agents de la GRC lors du passage du président Suharto de l'Indonésie au sommet de l'APEC plus tôt cette année.

D'abord perçue comme une simple histoire de sécurité nationale, où seules les forces policières auraient initié la répression, il devient de plus en plus clair, au fur et à mesure que certaines informations transpirent dans les médias, que le bureau du Premier ministre aurait été non seulement informé des actions policières, mais qu'il en aurait été le principal maître d'oeuvre.

Cette histoire, qui commence à prendre des allures de scandale, est d'autant plus grave que le Premier ministre s'était permis de ridiculiser publiquement l'incident en affirmant que pour lui " le poivre, il le mettait dans son assiette. " Fort bien, mais à la lumière des informations nouvelles, cette boutade dévoile une nouvelle facette du comportement fanfaron du Premier ministre.

En ridiculisant des citoyens canadiens, dont le seul crime aura été d'exercer leur droit fondamental de manifester pacifiquement leurs opinions, le Premier ministre n'a ni plus ni moins que publiquement affirmé qu'il sanctionnait l'usage de la force pour réprimer la liberté d'expression.

L'événement est d'autant plus grave que la justification de cette action est fondée sur la promesse à un chef d'État étranger, malheureusement connu pour les nombreuses et sanglantes répressions de son régime politique, qu'il n'y aurait pas de manifestations. Cette histoire n'est pas seulement qu'une bavure politique, mais un incident dangereux pour la démocratie canadienne. Il ne reste qu'à souhaiter qu'il s'agisse d'un événement isolé. OS

 

 
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